L’inventaire s’est déroulé entre mars et décembre 2009. Le bureau d’études Biotope, mandaté par la Ville de Toulouse a analysé 19 sites choisis en raison de leur intérêt biologique supposé ou de la pression d’urbanisation à venir. Ainsi les berges de la Garonne ou du Canal du Midi, la Coulée verte du Touch, des zones boisées ou agricoles de Pouvourville, le secteur de Gabardie, celui de la Marcaissonne, la friche urbaine d’Atlanta, ont été inventoriés. Les principaux acteurs régionaux de la protection de la nature ont été associés à cette étude, au sein d’un comité de pilotage présidé par Mme Bleuse, Conseillère municipale, déléguée à la biodiversité et aux espaces verts.

Un outil de connaissance

L’étude a porté sur plusieurs groupes : flore, insectes et araignées, amphibiens et reptiles, oiseaux, mammifères dont les chiroptères ainsi que sur les habitats naturels. Les résultats nous permettent de mieux connaître la richesse de notre patrimoine naturel. Environ 10 000 données ont été recueillies, 1 162 espèces recensées dont environ 8% sont protégées, et 24 réservoirs de biodiversité identifiés. Ces derniers sont essentiellement portés par les milieux aquatiques et les côteaux au sud de la Ville. Au-delà du recensement des espèces et des espaces, la discontinuité des milieux naturels a été mise en exergue.


Bihoreau gris sur l'île du ramier

Les données recueillies aideront à mener des actions ciblées pour préserver la biodiversité dans les projets d’aménagement futurs.

La base de données naturalistes localisées est gérée par le service de l’Ecologie urbaine. Les données qu’elle contient sont mises à la disposition des partenaires naturalistes de la Ville qui ont mutualisé leurs connaissances, tels le Conservatoire régional des espaces naturels (CREN), l’Association Nature Midi-Pyrénées, le Conservatoire botanique Midi-Pyrénées, l’association Isatis ou l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Un outil utile à la protection de la biodiversité

L’enjeu est en premier lieu de protéger la biodiversité existante notamment en préservant les corridors écologiques présents et en créant des liaisons supplémentaires entre les principaux réservoirs de biodiversité inventoriés.

A cette fin, un quadrillage du territoire, qui indique le niveau d’enjeu biologique sur chaque parcelle, a été élaboré. Cet outil d’alerte sera mis à la disposition des aménageurs en amont des projets, particulièrement en zone sensible.

Communication et suites données

Cette étude a été présentée aux Toulousains en avril dernier, lors de la Foire internationale, qui comprenait un stand dédié à la biodiversité. Une partie de l’exposition réalisée à cette occasion a ensuite occupé l’accueil de l’Arche Marengo jusqu’en juillet.

L’itinérance de cette exposition, ainsi qu’un outil de communication sur les résultats de l’inventaire sont à l’étude. Quant à la base de données, elle pourra être alimentée par des campagnes régulières d’inventaires sur de nouveaux sites ou de nouveaux groupes.


Butomus Umbellatus