La Charte des éco-manifestations, 1 an déjà !
vendredi 19 février 2010 à 09:05 :: Actu municipale :: #370 :: rss
En février 2009 le Conseil Municipal adoptait une Charte des manifestations responsables. Son objectif ? Promouvoir le développement durable dans les manifestations culturelles et festives. En proposant des solutions concrètes, la Charte aide les organisateurs d’événements à prendre en compte les enjeux d’écologie urbaine et de développement durable à Toulouse. Le guide des Eco-festivals a été testé avec succès lors de deux manifestations toulousaines majeures : Rio Loco et Les siestes électroniques. Bilan de ces expériences vertes.
La Charte des éco-manifestations définit une série d’actions simples à mettre en place et n’entraînant pas ou peu de surcoût pour l’organisateur. Pour les manifestations regroupant plus de 1000 personnes, l’éco-conditionnalité permet d’obtenir le label « événement responsable » ainsi que des aides. La démarche est simple : il suffit de joindre une notice d’éco-responsabilité à la déclaration de la manifestation. Et de s’engager à respecter 20 des 30 critères proposés. Le but n’est le greenwashing d’événements c’est-à -dire leur verdissement à tout prix mais de mener de véritables actions pour l’environnement.
Rio Loco : premier festival labellisé « éco-responsable - Ville de Toulouse »
Le festival des musiques du monde est soucieux de l’environnement. Dès 2007 il a inauguré les gobelets consignés lavables aux buvettes. Depuis 2 ans Rio Loco travaille en collaboration avec le service de l’Urbanisme et de l’Environnement de la ville de Toulouse. En 2008 le festival avait produit 6 fois moins de déchets que les années précédentes grâce à sa politique de tri des déchets et de consigne des verres. En 2009, en plus de l’installation d’un espace de développement durable et solidaire, l’organisation a mis en place une Charte Eco Loco garantissant la démarche environnementale. Son engagement se traduit à travers des aménagements éco-citoyens pour réduire les déchets et respecter le site : gobelets réutilisables, tri sélectif, économies d’énergie… L’accent est mis sur l’accès au festival pour tous les toulousains. Petits prix, système inédit d’accès aux personnes portant des aides auditives, traduction de certains spectacles en langage des signes, plateforme pour personnes à mobilité réduite, ouverture exceptionnelle des transports en commun le soir…. Autant d’actions qui rendent Rio Loco accessible à tous.
Un équilibre à rechercher
L’équilibre doit être trouvé entre la mission du Festival, artistique pour Rio Loco, et l’implication de chacun à la démarche environnementale. « Nous sensibilisons l’ensemble des intervenants à ces aspects » souligne Marie-Agnès Steunou, responsable des partenariats et de la communication du Festival Rio Loco. « Le plus contraignant est la gestion des déchets et un lieu propre incite à la propreté. Nous aimerions multiplier les points de récupération mais cela nécessite d’augmenter les interventions des agents de propreté ». Le retour sur expérience est un moment essentiel. Il permet d’affiner le niveau d’exigence pour les prochaines manifestations. En 2010, Eco Loco veut aller plus loin. Notamment en élargissant sa communication aux personnes malvoyantes. Et en réfléchissant à la récupération de mégots de cigarettes. L’espace dédié aux ateliers pédagogiques a connu un grand succès. Il sera amélioré et développé.
Un autre exemple d’événement toulousain responsable : les siestes électroniques
Le souhait d’une démarche décroissante est apparu naturellement pour les organisateurs des siestes électroniques. En juin 2009 ils ont désiré s’engager vers un festival plus propre. L’implication des 80 adhérents et bénévoles a été immédiate. Limitation des supports de communication papier, gestion des planning, optimisation des trajets, tri sélectif et verres recyclables ont été mis en place. Le module de covoiturage présent sur le site internet du festival a également rencontré un certain succès. Par contre, « il semble impossible de travailler en toilette sèche à Toulouse avec un bilan carbone convenable » raconte Guillaume Kadula, le coordinateur. Les siestes électroniques poursuivent en 2010 sur cette lancée. L’équipe ne veut pas abandonner l’idée de toilettes sèches et cherche un système pour en faciliter le retraitement. « L’idéal serait aussi un système d’affichage technologique révolutionnaire par exemple par rétroprojection qui supprimerait tout recours au papier » se prend à rêver l’organisateur.
Rendez-vous en 2010 :
Pour la 16ème édition de Rio Loco consacrée à l’Afrique du Sud du 17 au 21 juin.
Puis au festival Les Siestes Electroniques du 24 au 27 juin, pour la neuvième année.
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