Mâts solairesDes candélabres solaires et éoliens en test

Le parc de la Maourine est le terrain d’une expérience : des candélabres nouvelle génération sont testés sur l’allée innovante qui longe l’Annexe du Muséum. Ces systèmes d’énergie sont autonomes et ne nécessitent aucuns travaux de réseau électrique. La mairie a acheté un mât routier il y a 6 mois pour essayer le système sur une saison entière. Deux mâts piétons, plus esthétiques, ont été prêtés pour compléter l’expérience.

Comment ça fonctionne ? Le principe est simple pour le solaire : les lampadaires sont équipés d’un panneau de monocristaux de silicium qui stocke le soleil dans une batterie située à son pied. La nuit tombée, la lampe équipée d’une LED (diode électroluminescent) s’éclaire. Sur les 3 mâts solaires présentés lors des journées nationales de la lumière en septembre dernier, seul un est encore en fonction. Le mât éolien est un prototype de lampadaire urbain alimenté grâce à l'énergie du vent. Il est composé d’un aérogénérateur silencieux doté de pales. Elles démarrent à partir d’un vent faible (2,5 m/s) et produisent de l’énergie. Le système est équipé d’une carte de contrôle électronique sensible. Ce candélabre est plus performant mais très complexe à mettre en Å“uvre et délicat : la violente tempête récente en a tordu l’axe.

A la recherche de l’éclairage idéal

Le choix d’un éclairage propre et efficace nécessite des tâtonnements. Joël Lavergne, l’ingénieur chargé de l’éclairage public a beaucoup appris de ces essais : « nous savons désormais que panneau et batterie doivent absolument être dissociés, que les batteries doivent être puissantes, que le mât nécessite le choix d’un emplacement stratégique ». Il croit plus à la solution de l’éolien pour la commercialisation : « c’est un produit qui fabrique plus d’énergie et qui s’insère esthétiquement dans un paysage urbain. Le problème est sa fragilité et son exigence d’ajustements très compliqués. ».

Soucieuse de son exemplarité, la municipalité poursuit ses investigations : dans les semaines à venir de nouveaux lampadaires sont attendus ; dont un éclairage mixte qui combine solaire et éolien. Pour Alexandre Marciel, adjoint au maire en charge de la voirie, cette technologie n’est possible que sur des points d’apports lumineux définis. Ainsi, l’éclairage du viaduc de Jolimont pourrait bientôt être couplé avec du solaire. «Mais nous n’en sommes malheureusement pas encore à l’heure d’un éclairage public global par le solaire. La réalité se trouverait dans l’installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments municipaux », conclue t-il.